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Médicaments hybrides et biosimilaires : de nouvelles règles de remboursement en pharmacie depuis le 1er septembre 2026

Par Sophie Lambert · 3 octobre 2026 · 3 min de lecture

Depuis le 1er septembre 2026, refuser un médicament hybride ou biosimilaire en pharmacie vous fait perdre le tiers payant. Voici ce que cela change pour vous, et ce qu'il faut vérifier dans votre complémentaire santé.

Illustration : Médicaments hybrides et biosimilaires : de nouvelles règles de remboursement en pharmacie depuis le 1er septembre 2026
Sommaire+
  1. Ce que dit la nouvelle règle de substitution
  2. Pourquoi les retraités sont directement concernés
  3. La mention « non substituable » : un garde-fou médical
  4. Et votre complémentaire santé dans tout ça ?
  5. Votre couverture médicaments est-elle encore adaptée ?

*Mis à jour le 3 octobre 2026*

Au comptoir, le pharmacien vous tend une boîte qui n'est pas celle d'habitude. Vous hésitez, vous préférez « votre » médicament. Depuis le 1er septembre 2026, ce choix peut vous coûter plus cher.

Pour les médicaments hybrides et biosimilaires, de nouvelles règles de remboursement s'appliquent en pharmacie depuis le 1er septembre 2026. Elles reprennent celles des génériques : si vous refusez la substitution proposée par le pharmacien, vous perdez le tiers payant et vous avancez les frais. Le remboursement peut aussi être calculé sur un prix inférieur à celui du médicament d'origine.

Ce que dit la nouvelle règle de substitution

L'Assurance Maladie a annoncé le changement sur ameli.fr le jour de son entrée en vigueur. Voici les points clés :

  • Une logique déjà connue : les règles de délivrance et de remboursement des hybrides et des biosimilaires s'alignent sur celles des génériques.
  • Fin du tiers payant en cas de refus : si vous refusez le médicament hybride ou biosimilaire proposé, vous réglez la totalité à l'officine.
  • Une base de remboursement possiblement plus basse : selon la presse professionnelle, le remboursement pourra être calculé sur le prix du biosimilaire ou de l'hybride le plus cher du groupe de substitution. Il ne sera alors pas calculé sur le prix du médicament de référence que vous avez acheté.
  • Une obligation d'information : l'Ordre national des pharmaciens demande que le patient soit informé des conséquences financières de son refus, avant la délivrance.

Pourquoi les retraités sont directement concernés

Diabète, hypertension, maladies inflammatoires sous biothérapie : avec l'âge, les traitements au long cours se multiplient. Chaque refus de substitution se répète alors à chaque renouvellement d'ordonnance.

Ce changement s'ajoute à d'autres évolutions de l'automne 2026, qui pèsent elles aussi sur le budget pharmacie. Nous les détaillons dans des articles dédiés : l'une concerne les franchises médicales et participations forfaitaires, l'autre la prise en charge de certains médicaments en ALD.

La mention « non substituable » : un garde-fou médical

Pour les biosimilaires, votre médecin peut exclure la substitution. Il inscrit alors la mention « non substituable » sur l'ordonnance, justifiée par votre situation médicale. Dans ce cas, vous conservez le tiers payant.

Cette mention relève d'une décision médicale, pas d'une préférence. Si un changement de traitement vous inquiète, parlez-en d'abord à votre médecin.

Et votre complémentaire santé dans tout ça ?

La Sécurité sociale rembourse sur sa base. Votre mutuelle prend ensuite en charge tout ou partie du ticket modérateur, selon votre contrat. L'écart éventuel entre le prix payé et la base retenue n'est pas couvert automatiquement : tout dépend des garanties souscrites.

Rappelons aussi que la franchise médicale de 1 € par boîte n'est jamais remboursée par la mutuelle. Pour comprendre les règles qui encadrent votre couverture, relisez notre article : qu'est-ce qu'un contrat responsable.

Notre conseil : avant de refuser une substitution, demandez au pharmacien combien vous allez avancer et sur quelle base vous serez remboursé. Puis vérifiez dans votre tableau de garanties la ligne « pharmacie » ou « médicaments ».

Votre couverture médicaments est-elle encore adaptée ?

Si vous suivez plusieurs traitements, ces nouvelles règles sont l'occasion de relire votre contrat. Une complémentaire santé senior bien choisie tient compte de votre consommation réelle de médicaments. Nos conseillers comparent les garanties pour vous, sans engagement, et vous orientent selon votre situation.

Comparer les formules →

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je refuse un biosimilaire en pharmacie depuis le 1er septembre 2026 ?+

Vous ne bénéficiez plus du tiers payant et vous avancez les frais. Le remboursement peut aussi être calculé sur le prix du biosimilaire le plus élevé du groupe de substitution, et non sur celui du médicament d'origine acheté.

Comment garder le tiers payant avec un médicament biologique d'origine ?+

Pour les biosimilaires, votre médecin peut inscrire la mention « non substituable » sur l'ordonnance, si votre situation médicale le justifie. Vous conservez alors le tiers payant.

Ma mutuelle rembourse-t-elle le reste à charge en cas de refus de substitution ?+

Cela dépend de votre contrat. La mutuelle intervient sur le ticket modérateur selon vos garanties, mais l'écart avec le prix du médicament d'origine n'est pas couvert automatiquement. Vérifiez votre tableau de garanties ou demandez conseil à un conseiller.

Le pharmacien doit-il me prévenir des conséquences financières ?+

Oui. L'Ordre national des pharmaciens insiste sur la nécessité d'informer le patient des conséquences financières de son refus avant la délivrance.

Sources

  • Depuis le 1er septembre 2026, les règles de dispensation et de remboursement des médicaments hybrides et biosimilaires évoluent en pharmacie, dans la continuité des règles applicables aux génériques.
  • En cas de refus de la substitution par un médicament hybride ou biosimilaire, le patient ne bénéficie plus du tiers payant et avance les frais.
  • Le remboursement pourra être calculé sur la base du prix du biosimilaire ou de l'hybride le plus élevé du groupe de substitution, et non sur celui du médicament de référence acheté (Le Moniteur des pharmacies).
  • Pour les biosimilaires, le médecin peut exclure la substitution par la mention « non substituable » justifiée par la situation médicale, ce qui permet de conserver le tiers payant (Le Moniteur des pharmacies).
  • L'Ordre national des pharmaciens insiste sur l'information du patient sur les conséquences financières de son refus avant la délivrance (Le Moniteur des pharmacies).
  • Le ticket modérateur est la part non remboursée par la Sécurité sociale, prise en charge par la mutuelle selon le contrat.
  • Franchise médicale de 1 € par boîte de médicament, non remboursable par la complémentaire santé.

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