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Pension de réversion 2026 : conditions, montant et calcul expliqués

Pension de réversion 2026 : conditions, montant et calcul expliqués

Mis à jour le 26 juin 2026

La pension de réversion est une partie de la retraite du conjoint décédé versée au veuf ou à la veuve survivant(e). Au régime général, elle représente 54 % de la retraite du défunt, sous conditions d'âge (55 ans minimum) et de ressources. Les démarches se font auprès de la caisse de retraite ; aucune demande n'est automatique.

De quoi parle-t-on ?

La pension de réversion est une prestation versée par l'Assurance retraite (et d'autres régimes) au conjoint survivant après le décès de son époux ou de son épouse. Son objectif : compenser partiellement la perte de revenus liée à la disparition du conjoint.

Un droit qui dépend du régime de retraite

Chaque régime de retraite applique ses propres règles :

  • Régime général (salariés du privé) : taux de 54 %, conditions d'âge et de ressources.
  • Fonctionnaires (régime de la fonction publique) : règles différentes, sans condition de ressources, avec notion de mariage et de durée.
  • Régimes complémentaires (AGIRC-ARRCO) : réversion possible, taux et conditions spécifiques — se renseigner auprès de sa caisse complémentaire.
  • Travailleurs indépendants, professions libérales : règles propres à chaque caisse.

Ce guide porte sur le régime général (Sécurité sociale), le plus répandu. Pour les autres régimes, renseignez-vous directement auprès de votre caisse.

Ce que la réversion n'est pas

La pension de réversion n'est pas automatique : il faut en faire la demande. Elle n'est pas non plus une assurance décès ni une pension de veuvage (dispositif distinct, pour les personnes jeunes).

Qui peut bénéficier de la pension de réversion ? Les conditions à remplir

Pour percevoir la pension de réversion au régime général, plusieurs conditions doivent être réunies simultanément.

1. Avoir été marié(e) avec le défunt

Le mariage est indispensable. La pension de réversion n'est pas ouverte aux personnes liées par un PACS ou en union libre, même après de nombreuses années de vie commune. Cette règle est stricte et sans exception au régime général.

En cas de divorces et remariages, la réversion est partagée entre les ex-conjoint(e)s et le conjoint survivant, au prorata de la durée de chaque mariage.

2. Avoir au moins 55 ans

L'âge minimum pour percevoir la réversion au régime général est de 55 ans. Cet âge s'apprécie à la date du décès ou, si le conjoint survivant est plus jeune, à la date à laquelle il atteindra cet âge (la pension sera versée à ce moment-là, sans rétroactivité).

3. Respecter le plafond de ressources

Les ressources du conjoint survivant ne doivent pas dépasser un plafond annuel :

  • 25 001,60 €/an pour une personne seule ;
  • 40 002,56 €/an si le conjoint survivant vit en couple (remariage, concubinage, PACS).

Ces ressources incluent la plupart des revenus (retraites, revenus du travail, revenus du patrimoine…), sous déduction de certains abattements. Un calcul précis est effectué par la caisse de retraite.

Attention : si vos ressources augmentent après l'attribution (remariage, revenus supplémentaires), la pension peut être suspendue ou réduite. Elle est réexaminée chaque année.

4. Le défunt devait avoir cotisé au régime général

Peu importe la durée de cotisation : même une courte période d'activité du défunt au régime général ouvre un droit potentiel à la réversion.

Situation particulière : l'allocation veuvage

Si vous avez moins de 55 ans au moment du décès, vous pouvez, sous conditions, bénéficier de l'allocation veuvage : montant maximum de 719,58 €/mois (au 01/01/2026), plafond de ressources d'environ 899,48 €/mois, pour une durée de 2 ans (ou jusqu'à vos 55 ans si vous aviez plus de 50 ans au décès du conjoint). Ce dispositif distinct permet d'assurer une transition avant l'âge d'accès à la réversion. Pour en savoir plus, consultez service-public.fr.

Si vous aidez un proche âgé dans ces démarches, le guide sur le congé proche aidant vous explique vos droits en tant qu'aidant(e).

Montant et calcul de la pension de réversion en 2026

Le taux de réversion au régime général

Au régime général, la pension de réversion est égale à 54 % de la retraite de base perçue ou qu'aurait perçue le défunt. Ce calcul porte sur la retraite brute du défunt, sans les majorations pour enfants ni certaines bonifications.

Exemple de lecture : si la retraite de base du défunt était de 1 200 €/mois, la réversion brute serait de 1 200 × 54 % = 648 €/mois, avant vérification du plafond de ressources et application d'éventuels écrêtements.

> Important : ce calcul est une illustration pédagogique. Le montant réel dépend de la retraite exacte du défunt, de vos propres ressources et de la décision de la caisse de retraite. Seule votre caisse peut vous communiquer le montant qui vous sera effectivement versé.

Le plancher et le plafond de la pension

  • Montant minimum garanti : 334,92 €/mois — si le calcul donne un résultat inférieur, la pension est portée à ce minimum (sous réserve que les conditions soient remplies).
  • Montant maximum : 1 081,35 €/mois — la pension ne peut pas dépasser ce plafond au régime général.

L'écrêtement selon les ressources

Si vos revenus totaux (réversion incluse) dépassent le plafond de ressources, la pension est réduite (écrêtée) pour ne pas le franchir. Elle n'est jamais versée au-delà de ce qui ramènerait vos ressources sous le plafond.

En cas de divorce(s)

La réversion est partagée entre tous les ayants droit (ex-conjoint(e)s divorcé(e)s, conjoint survivant), proportionnellement à la durée de chaque mariage par rapport à la durée totale des mariages du défunt.

La réversion dans les régimes complémentaires (AGIRC-ARRCO)

Pour les salariés du privé, la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO prévoit également une réversion, avec ses propres règles (taux de 60 % des points du défunt, sans condition de ressources dans ce régime, mais avec conditions d'âge et de mariage). Renseignez-vous auprès de votre caisse complémentaire ou sur service-public.fr.

Comment faire la demande de pension de réversion ?

La démarche n'est pas automatique

Contrairement à certaines idées reçues, la pension de réversion ne se déclenche pas automatiquement après le décès du conjoint. Il faut en faire la demande auprès de chaque caisse de retraite concernée.

Où et comment déposer la demande ?

  • En ligne : sur votre espace personnel retraite.fr ou directement auprès de votre caisse de retraite (Carsat, CNAV, MSA…).
  • Par courrier ou en agence : en déposant le formulaire dédié avec les pièces justificatives.

Les documents généralement demandés

  • Acte de naissance du conjoint décédé et du demandeur.
  • Acte de mariage (et jugement de divorce si applicable).
  • Acte de décès du conjoint.
  • Justificatifs de ressources (avis d'imposition, relevés de retraite…).
  • RIB.

Quel délai de traitement ?

Le traitement peut prendre plusieurs semaines à quelques mois selon les caisses et la complexité du dossier. La pension, une fois accordée, peut être versée avec un effet rétroactif à la date de la demande (et non à la date du décès si vous avez tardé à demander). Il est donc conseillé de déposer la demande le plus tôt possible.

Cumuler réversion et propre retraite : est-ce possible ?

Oui, sous conditions. La retraite personnelle du conjoint survivant est prise en compte dans le calcul des ressources, ce qui peut réduire (écrêter) la réversion. Mais le cumul n'est pas interdit en soi : la caisse calcule le montant accordé après vérification du plafond de ressources.

Si vous vous occupez d'un proche en perte d'autonomie, la carte mobilité inclusion peut également ouvrir des droits utiles à connaître.

Pension de réversion et complémentaire santé : quelles protections après un deuil ?

La perte d'un conjoint entraîne souvent une réorganisation complète de la protection sociale. C'est le moment de faire le point sur votre couverture santé.

Attention au risque de perte de couverture

Si vous étiez couvert(e) par la mutuelle de votre conjoint, son décès peut entraîner la résiliation de votre contrat. Vérifiez auprès de l'assureur les délais et les modalités : vous disposez généralement d'un droit à maintien temporaire ou d'un droit de résiliation pour vous couvrir individuellement.

Revoir sa complémentaire santé après un veuvage

Après un deuil, la situation financière change. Les ressources peuvent diminuer avec la réversion, et les besoins de santé évoluent avec l'âge. C'est le moment de :

  • Vérifier les garanties de votre contrat actuel (optique, dentaire, audition, hospitalisation).
  • Comparer les offres adaptées aux seniors et retraités, qui proposent des niveaux de remboursement cohérents avec votre budget.
  • Regarder si vous êtes éligible à la Complémentaire santé solidaire (CSS), notamment si vos ressources ont diminué avec le veuvage.

La dépendance, une question à anticiper

Vivre seul(e) après un veuvage renforce l'importance d'anticiper la perte d'autonomie. Des dispositifs comme l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie) ou une assurance dépendance peuvent vous permettre de maintenir votre indépendance à domicile dans de meilleures conditions.

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Questions fréquentes

Quel est le taux de la pension de réversion au régime général en 2026 ?+

Au régime général, la pension de réversion représente 54 % de la retraite de base perçue ou qu'aurait perçue le conjoint décédé.

À quel âge peut-on percevoir la pension de réversion ?+

Il faut avoir au moins 55 ans pour bénéficier de la pension de réversion au régime général. Si vous êtes plus jeune au moment du décès, la pension sera versée à partir de vos 55 ans.

La pension de réversion est-elle soumise à une condition de ressources ?+

Oui. Les ressources annuelles du conjoint survivant ne doivent pas dépasser 25 001,60 € (personne seule) ou 40 002,56 € (en couple) pour bénéficier de la réversion au régime général en 2026.

Le PACS ou le concubinage ouvrent-ils droit à la pension de réversion ?+

Non. Au régime général, seul le mariage ouvre le droit à la pension de réversion. Les personnes pacsées ou en union libre n'y ont pas accès.

Quel est le montant minimum et maximum de la pension de réversion en 2026 ?+

Au régime général, le montant minimum est de 334,92 €/mois et le montant maximum est de 1 081,35 €/mois.

La demande de pension de réversion est-elle automatique ?+

Non, elle n'est pas automatique. Il faut en faire la demande auprès de chaque caisse de retraite concernée, de préférence dès que possible après le décès du conjoint.

Peut-on cumuler sa propre retraite et la pension de réversion ?+

Oui, le cumul est possible, mais les ressources du conjoint survivant (retraite personnelle incluse) sont prises en compte et peuvent réduire le montant de la réversion si elles dépassent le plafond autorisé.

Que se passe-t-il si le défunt a été marié plusieurs fois ?+

La pension de réversion est partagée entre le conjoint survivant et les ex-conjoint(e)s divorcé(e)s, proportionnellement à la durée de chaque mariage.

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Sources

Contenu informatif vérifié — ne constitue pas un conseil contractuel.